Histoires de carrières 2

Publié le par Framboise

L'exploitation: en galeries ou à ciel ouvert

 

Les deux modes d'exploitation :

  • en galeries (par "cavage à bouche"),
  • ou à ciel ouvert (par "banquettes"),
étaient conditionnés par l'importance des "morts terrains" sus-jacents et par la qualité et l'épaisseur des niveaux à exploiter.




Parfois, lorsque l'on ne recherchait pas un matériau d'une qualité et d'une forme régulière, le carrier procédait par "tombée" en excavant le pied de la falaise, mais en s'éloignant rapidement avant la chute du pan affouillé !...
 

Il est surprenant de constater que depuis la Grèce antique, du 7e siècle av. -J.-C. jusque pratiquement à nos jours, les outils simples utilisés, parfaitement adaptés à leurs fonctions, ont peu évolué : le pic, appelé également "esclope" ou "escoude", le "gaffot", les coins de bois et le "taillan" ont permis d'extraire et de débiter tous les matériaux tendres ou durs des carrières, qu'elles soient à ciel ouvert ou en galeries. A l'heure actuelle, les haveuses ou les machines à fils les remplacent plus efficacement en économisant la peine des hommes et en abaissant les coûts d'extraction.


La zone la plus anciennement exploitée est celle de Roque-de-Tau, au sud de Blaye, au bord de la Gironde. Les Romains y exploitaient déjà un calcaire tendre, ferme insensible au gel et à l'humidité. Ce matériau constitue l'essentiel des pierres de l'amphithéâtre romain  dit "du palais Gallien", à Bordeaux, construit au 3e siècle (et tout particulièrement des fondations, où l'on peut remarquer que les moellons ont fait corps à la longue avec le mortier de chaux).
Victor Louis, l'architecte génial du Grand Théâtre de Bordeaux qui avait remarqué les propriétés de la maçonnerie antique, utilisa largement cette pierre.

 


De même, les carrières de Bourg, au confluent de la Dordogne et de la Garonne,

celles de Saint-Macaire, face à Langon, au sud de Bordeaux, de Barsac,

de Cérons en pays sauternais,

et les carrières de l'Entre-Deux-Mers, dans la région de Saint-Quentin-de-Baron,


ont été exploitées dès le haut Moyen Age.



Photo: Carrière à ciel ouvert encore exploitée à Frontenac

 

... à suivre

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Publié dans Histoire

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M
salut a tous ,bonne semaine a bientot michel
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M
salut a tous ,pas mal ton documtaire , on en apprend tout les jours.......bon dimanche a bientot michel
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Cela donne de magnifiques bâtiments en ville, mais le paysage des carrières est tristoune.Bon dimanche.D@net.
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incroyable ce que la nature  donne ...et tout ce qu'on prend ...regarde pour le charbon ..sous le sol ya plein de galeries ...et au fil des années, on s'étonne que ça s'écroule ...bon week end ma tite framboise ...
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